La tarification de l'eau, cadrée par la loi sur l'eau, est faite soit en mode proportionnel ou monôme, soit en mode binôme.
Afin d'inciter à la lutte contre le gaspillage de la ressource en eau, la facturation de l'eau repose sur l'importance de la consommation réelle d'eau potable telle qu'elle est enregistrée au compteur.
La loi a remis en cause les systèmes de tarification qui étaient très fréquemment basés sur des forfaits annuels. La loi n° 92.3 du 3 janvier 1992 sur l'eau, alinéa II de son article 13, uniformise les modes de tarification avec l'abandon obligatoire - à compter du 3 janvier 1994 - des tarifications avec forfait de consommation sauf autorisation à titre exceptionnel dont les conditions sont précisées dans le décret n° 93.1347 du 28 décembre 1993. Elle impose par conséquent qu'une relation directe soit faite entre le volume consommé et le prix à payer.
Quel que soit le mode de tarification retenu, proportionnel ou binôme, la collectivité se doit :
Le
prix du m3 est unique hormis la partie fixe liée à la location du compteur,
la facturation à l'abonné est le produit du prix du mètre cube
par la consommation relevée au compteur. Ce mode proportionnel est utilisé
pour la facturation d'autres composantes de la facture d'eau
[redevances de l'Agence de l'Eau et, le cas échéant,
les taxes départementales alimentant un fonds de renouvellement
des réseaux et la taxe Voies Navigables de France
(VNF)].
Le prix comporte deux parties :